Presse La promenade des éloignés

Frédéric Pradal Renoue avec son personnage de Gorky, un sans-papiers qui trimballe sa vie dans deux misérables valises. Arrêté puis enfermé dans un centre de rétention, cet apatride mêle son destin à celui d’autres compagnons d’infortune : Amalu l’algérien, Ufuk le Turkmène, Diacharie le Malien… A travers leur portrait, mixé de quelques passes jonglées, se dessine celui de l’exil, cruel et impitoyable. Sans tricher, mais avec un jeu discret et précis, Frédéric Pradal emporte l’émotion, nimbée malgré tout de quelques sourires.
Thierry Voisin, TT dans Télérama sortir décembre 2010
(…) Toute la magie du spectacle est là, un équilibre gracieux entre les mots et les jongles de Gorky. Et il sait éclairer son visage d’un sourire juste avant que l’émotion ne nous emporte trop loin. 
texte entier et la petite vidéo
 
Zoom la rue _ site d’information et de vidéos les arts de la rue _ avril 2011
Gorky est doux, simple, profond, et pose sur les choses un regard frais et vrai. Gorky jongle aussi. Et ses balles sont comme des caresses entre ses mains. Vlan ! Fini la caresse. Gorky atterrit dans un centre de rétention. Il s’en échappe. Se retrouve à la rue avec ses compagnons. Est hébergé par Anne-Marie au grand coeur qui bosse… à la préfecture.
La suite ? Elle s’écrit avec des balles, des chants, des cris, des rires, sous les doigts et dans la gorge de Frédéric Pradal, de la Cie Encore qui. Un artiste qui habite son personnage de Gorky avec une troublante justesse. Pour écrire la pièce, Frédéric Pradal a beaucoup lu. Des enquêtes accablantes, les rapports de la Cimade (collectif soutenant les demandeurs d’asile et les réfugiés). Il a aussi suivi des audiences à la cour nationale du droit d’asile, captant la folie bureaucratique, le cynisme des lois, la souffrance des exilés. Et l’espoir. Cet espoir têtu et infini qui fait tenir tous les Gorky.
Isabelle MOREAU, Ouest France 28 avril 2014
Dans cette histoire de sans papiers, Gorky découvre au public les portraits de ses compagnons comme autant de trésors de tendresse. Les souvenirs sont sa famille, les balles jalonnent de douceur sa solitude.
La République de Seine et Marne octobre 2010
…Gorky aime son public et se jette dans ses bras. Il ne lui offre plus seulement son histoire. Il s’efface pour mieux raconter les autres.
Lozere Nouvelle, 2 avril 2010