mot du moment

2020, l’heureux retour.

Après une pause de deux ans j’ai décidé de revenir au spectacle, j’ai de l’envie et je sens que ma juste place est finalement bien là, c’est peut être là que je peux faire quelque chose qui ne pourra pas être fait par d’autres. Je ne l’écrirais ou jouerais pas forcément mieux que d’autres mais à ma manière, le plus honnêtement possible.

En 2017, j’ai eu une fatigue du spectacle vivant, une usure que nous pouvons je pense tous ressentir par moments. Ce métier peut être fatiguant quand ça ne marche pas comme on le souhaiterait mais aussi quand ça marche bien. La plupart du temps nous retrouvons de l’énergie, porté par un nouveau projet, de nouvelles rencontres, un roc de passion intacte sous une couche de fatigue. Cette fois là j’avais une de ces fatigues mais elle était accompagnée d’une autre envie, celle de devenir instit, je me suis accroché, ai repris des études, passé le concours et j’ai été instit un an et demi pour me rendre compte que non, ma juste place n’est pas celle là.

Là ou je peux me sentir socialement plus utile est bien sur scène ou dans la rue, à regarder le monde en face, ou plutôt de biais et à en rendre compte de manière singulière, en cherchant à être lucide et honnête sans oublier un peu de poésie et d’humour.

Cette parenthèse m’aura permis de mieux savoir pourquoi je fais ce métier et de l’assumer pleinement. Cela m’aura aussi permis de revenir avec de l’envie : envie de rejouer Les balles populaires, et Ralph Amelin et fils, envie de reprendre un projet de création avec Cyril Puertolas de la compagnie Kiroul : Qu’on voit le maçon, et pour finir : envie de créer un nouveau spectacle à travers mon personnage de Gorky : Encore un mot et puis… (titre provisoire) pour le printemps de  2021.

Frédéric Pradal

 

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Présentation de la compagnie encore qui ? (Gorky), spectacles créés par Frédéric Pradal